Installée depuis deux ans dans les Ardennes, la jeune Normande a tellement bien apprivoisé le patois ardennais qu'elle en a fait une marque qu'elle décline. Rencontre avec une entrepreneuse.

Je suis tombée amoureuse du département des Ardennes», avoue Julie Lebarbey. Pour être exacte, la jeune femme de 29 ans, originaire de Bayeux en Basse-Normandie, est d'abord tombée amoureuse de Vincent, un Ardennais qui faisait ses études d'histoire à la faculté de Caen, en même temps qu'elle et qu'elle a suivi en 2007.
«Venant de Caen, j'ai été frappée par le patois des Ardennes. J'ai noté des expressions comme «tu m'dis quoi», «ça va être la chouille»... Ça m'a tout de suite donné des idées.»
Il faudra un an de fermentation pour que Julie Lebarbey se lance et crée son entreprise basée sur le patois ardennais. Entreprise qu'elle nomme d'une expression très très ardennaise : «Tumedikoi». Sur des t-shirts, des cartes postales, des sets de table, la jeune entrepreneuse décline les uses et les petits travers ardennais avec ironie et légèreté. Rimbaud se pare ainsi d'un arc-en-ciel pour faire honneur à son nom dont la consonnance dans la langue de Shakespeare rappelle le joli phénomène. Le sanglier a la part belle avec une représentation sous les traits de la Joconde, un sous ceux de James Bond...
Pour se lancer, l'Ardennaise d'adoption fait appel à un graphiste local. «Je lui ai fourni un cahier des charges : les formes que je voulais, les couleurs... et il m'a créé mes visuels. Après j'ai décidé de faire appel à des fournisseurs ardennais.» Elle fait en parallèle deux petites formations grâce à Ardennes Initiatives, et obtient un prêt à taux zéro et une subvention.
En septembre, Julie Lebarbey commence à commercialiser sa marque. 
Retrouver l'intégralité de cette article et des informations sur l'aide à la création d'entreprise dans notre édition papier du 14 janvier.
http://www.lasemainedesardennes.fr/Tumedikoi--une-petite-entreprise-ardennaise,5709.media?a=538